Jeunes et cannabis : une campagne de communication pour débanaliser et prévenir la consommation
MILDECA - Le 19 Août 2025
Dernière modification : 21 août 2025
Malgré une baisse constante de son usage chez les mineurs, le cannabis reste la drogue illicite la plus consommée en France. Banalisé depuis des dizaines d’années, et de plus en plus concentré en THC, le cannabis présente des risques avérés : dépendance, troubles de la santé mentale, maladies somatiques et psychiatriques. Il est particulièrement délétère pour les plus jeunes en raison des problèmes éducatifs et sociaux qu’il peut entraîner.
Dans ce cadre, la MILDECA a produit une campagne de communication visant à changer les représentations et les comportements des adolescents et jeunes majeurs. Elle sera diffusée du 18 août au 7 septembre. Elle vient en appui du plan gouvernemental de lutte contre la criminalité organisée qui comprend un volet sur la prévention, la consommation entretenant les trafics.
Toute la campagne a été financée par des crédits provenant de la confiscation des avoirs criminels des trafiquants condamnés. (Résumé éditeur)
LES ENJEUX D’UNE CAMPAGNE SUR LE CANNABIS A DESTINATION DES JEUNES
Développement et santé : Jusqu’à environ 25 ans, le cerveau est dans une phase de maturation. Les effets nocifs du cannabis sont amplifiés par un usage précoce, ce qui peut nuire au développement cognitif et émotionnel des jeunes.
L’usage de cannabis peut entraîner une dépendance. Il peut aussi être à l’origine ou précipiter la survenue de troubles de la santé mentale et de maladies psychiatriques. Il n’est en rien une « béquille » pour les plus fragiles.
La consommation de cannabis aggrave le risque de cancers broncho-pulmonaires.
Performance scolaire et interactions sociales : la consommation de cannabis peut affecter la performance scolaire et les interactions sociales. Les jeunes consommateurs risquent de voir leur motivation et leur capacité de concentration diminuer avec des impacts sur leurs résultats scolaires et leurs perspectives d'avenir.
Prévention et sensibilisation : les efforts de prévention montrent des résultats encourageants, avec une baisse significative de la consommation chez les jeunes en France depuis plus de 10 ans. Ralentir l’entrée en consommation permettrait de maintenir cette tendance positive et de réduire les risques associés à la consommation de cannabis.
Limiter la consommation dans la population, par la prévention, le soin aux usagers dépendants et le respect de l’interdit posé par la Loi, permet aussi de réduire les trafics et les violences associées.
Responsabilisation et choix de vie : en évitant le cannabis, les jeunes peuvent faire des choix de vie plus éclairés et responsables pour leur avenir. 18 ans est un âge charnière pour les consommations avec les enjeux du passage à la majorité, impliquant un libre arbitre à éclairer davantage pour ces jeunes adultes.