Chikungunya, dengue et zika - Données de la surveillance renforcée en France hexagonale 2024

Santé Publique France - Le 15 mai 2024

La surveillance de la dengue, du chikungunya et du zika est basée sur la déclaration obligatoire. Du 1er mai au 30 novembre de chaque année, pendant la période d’activité des moustiques vecteurs cette surveillance est renforcée avec des investigations de chaque cas et mise en place d’action de prévention en lien avec les Agences régionales de santé (ARS) et les opérateurs de démoustication (voir dispositif de surveillance et partenaires).

Cas importés de dengue, chikungunya et Zika en France hexagonale

Du 1er janvier au 30 avril 2024, ont été notifiés par la Déclaration Obligatoire (données non consolidées) :

  • 2 166 cas importés de dengue dont 82% contractées en Martinique ou en Guadeloupe et 5% en Guyane, départements où sévit une épidémie importante. Lors des 5 dernières années, le nombre moyen de cas importés de dengue signalés par déclaration obligatoire était de 128 entre le 1er janvier et le 30 avril.
  • 5 cas importés de chikungunya.
  • 2 cas importés de zika

Du 1er mai 2024 au mardi 14 mai 2024, ont été identifiés par le dispositif de surveillance renforcée :

  • 98 cas importés de dengue, dont 94 dans les départements où l’implantation d’Aedes albopictus a été documentée.
  • Aucun cas importé de chikungunya.
  • Aucun cas importé de Zika.

Nombre de cas confirmés ou probables importés de chikungunya, de dengue et de Zika, par région, France hexagonale (du 01/05/2024 au 14/05/2024).

Episodes de transmission autochtone de dengue, chikungunya et Zika

La détection d’un cas de dengue, chikungunya ou Zika donne lieu à des investigations épidémiologiques et entomologiques pour déclencher rapidement des mesures de lutte antivectorielle et ainsi limiter le risque de transmission locale du virus. Lorsqu’un cas autochtone est identifié (personne n’ayant pas voyagé récemment en zone de circulation des virus, s’étant contaminée localement), les mesures de lutte antivectorielle sont renforcées avec la réalisation de deux traitements adulticides de démoustication dans un périmètre élargi (300 m). Une recherche active de cas est également mise en œuvre autour des foyers de cas autochtones, pour déterminer l’étendue de la transmission locale et ajuster le périmètre du traitement de lutte antivectorielle si nécessaire. Cette recherche active est réalisée conjointement par Santé publique France et les agences régionales de santé concernées. Elle repose sur la sensibilisation des professionnels de santé des secteurs concernés et de la population générale, et sur des enquêtes en porte-à-porte dans le voisinage des cas connus pour identifier d’éventuels autres cas. Des mesures adaptées de sécurisation des produits issus du corps humain (sang, greffes…) sont également mises en œuvre.

Au 14/05/2024, aucun épisode de transmission autochtone n’a été détecté.

Situation en Europe

Date de modification : 22 mai 2024

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